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Procès Sarkozy : des avocats à l’offensive pour défendre l’honneur de l’ancien président

  • Photo du rédacteur: Elsa Carlier Aubert
    Elsa Carlier Aubert
  • 9 avr. 2025
  • 2 min de lecture

Mardi 8 avril, au terme de 38 jours d’audience, les avocats de Nicolas Sarkozy ont réclamé la relaxe de l’ancien président, jugé pour le financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 avec de l’argent libyen. Face aux lourdes réquisitions du Parquet national financier, la défense dénonce une affaire bâtie sur un «faisceau d’indices» sans preuve matérielle, et un procès politique sous haute tension.



Une défense en ordre de bataille face aux accusations


Dans une ambiance tendue, les plaidoiries de la défense ont viré au procès du procès. Jean-Michel Darrois, premier à prendre la parole, a pointé un réquisitoire du PNF «violent», une atteinte à la présomption d’innocence et un «discours effréné» éloigné de la sérénité attendue d’un parquet. L’enjeu : démonter pièce par pièce le faisceau d’indices évoqué par l’accusation. Pour les avocats, ni les témoignages libyens, ni les carnets de l’ancien ministre Choukri Ghanem, ni les notes de Takieddine ne prouvent un quelconque pacte de corruption. Quant aux fonds libyens supposés, ils dénoncent une lecture erronée : l’argent versé à Takieddine aurait servi à ses affaires personnelles, non à financer la campagne de Sarkozy. «On n’a pas retrouvé d’argent libyen dans la campagne», répètent-ils, balayant l’hypothèse d’un financement occulte.


Une ligne de défense étendue aux anciens ministres


Le même ton a résonné la veille, lundi 7 avril, lorsque les avocats de Claude Guéant, Brice Hortefeux et Éric Woerth ont plaidé à leur tour le «vide abyssal» du dossier. Philippe Bouchez El Ghozi, défenseur de Guéant, dénonce un «château de cartes» monté par le PNF, sans preuve concrète, bâti sur des suppositions. Les rencontres avec des figures du régime libyen ? Des «traquenards», organisés par Ziad Takieddine, présenté comme un manipulateur motivé par l’argent. Jean-Yves Dupeux, avocat de Brice Hortefeux, ira jusqu’à qualifier Takieddine de «Levantin avide», propos qui tranchent avec la solennité du procès. Tous s’accordent sur un point : l’absence de preuve matérielle, au-delà des indices. Le jugement est attendu le 25 septembre.

 
 
 

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